Baccalauréat : discours de remise des diplômes 5


C’est non sans émotion que je remets ici, le discours que j’ai prononcé en juillet 2012, lors de la remise des diplômes à la suite du baccalauréat. Une belle aventure, l’école !

Le 1er jour, celui où on entre en maternelle, personne ne s’en rappelle. Pourtant, on a bien crié et pleuré ce jour-là. Comme si on savait déjà dans quoi nos parents nous lançaient ! Quelques rares traumatisés se rappellent peut-être encore cette angoisse d’avoir quitté son berceau confortable pour se retrouver là, devant une dame à lunettes, plein d’autres enfants qui crient dans un environnement hostile et inconnu. Ce cadre de film d’horreur, c’était le commencement d’une grande aventure : l’école.

Depuis ce fameux jour où on est entré dans le système, des centaines d’heures de cours se sont écoulées, on a évolué et franchi les étapes pour se retrouver aujourd’hui ici, fiers d’être allés jusqu’au bout d’une aventure que l’on a parfois trouvée interminable.

En une douzaine  d’années, on a pu dépasser les joies de l’école primaire, du collège et maintenant, du lycée, avec, à chaque fois, ce sentiment agréable d’avoir accompli quelque chose, d’avoir franchi un cap et de passer à une dimension plus enrichissante encore de notre vie. Mais malgré cette hâte de partir à la sauvette découvrir d’autres horizons,  la Terminale est une classe que l’on a du mal à quitter, peut-être parce que c’est la dernière, et qu’avec elle, on doit aussi abandonner  un environnement familier que l’on va surement tous regretter.

Déjà nostalgiques  de ce qu’on a tous vécu au lycée, et en particulier cette année, on a voulu partager notre quotidien en tant qu’élèves, pour essayer de vous prouver combien les élèves de Terminale ES 1 cette année ont été des élèves absolument parfaits. A savoir, studieux, motivés, dynamiques, brillants, attentifs, intéressés, avec une participation active et une assiduité parfaite à tous les cours : tout ce que nos professeurs, évidemment, avec une mauvaise foi honteuse, nous ont reproché de ne pas être.

La classe de Terminale est un concentré de travail acharné, certes, mais aussi de moments hilarants, surtout quand la classe est aussi bien composée que la nôtre : entre des délégués pas vraiment exemplaires, les fausses sérieuses du 1er rang et les vrais fêtards du fond, il y a une myriade de gens assez spéciaux : musiciens qui jouent mal, sportifs qui se croient les dieux du stade, égos surdimensionnés, sans oublier éternels absents et convoqués de la vie scolaire. Vous avez compris, une classe originale mais finalement assez sympathique.

Mais toute l’originalité a résidé dans les personnalités, toutes aussi étranges les unes que les autres, de nos professeurs. Dès le début de l’année, en les observant, on a découvert qu’ils ont chacun des petites manies, parfois très étranges. Mais, pour ne pas faire de scandale, on évitera de révéler  tout haut ce qu’on a pensé tout bas durant ces heures de cours où ils croyaient capter toute notre attention.

Mais blague à part, on voudrait remercier tous nos professeurs de nous avoir emmenés jusque ici car nous sommes conscients des difficultés que vous avez eues pour nous faire réussir. Tout comme on voudrait remercier parents, familles et amis pour nous avoir soutenu durant ces épreuves, qui, même si elles sont loin d’être les plus dures, représentent quand même une petite victoire pour nous, jeunes adultes en quête de reconnaissance.

Finalement, avec un peu de recul, on a compris que l’école ça n’est pas que la dimension éducative. C’est aussi une grande aventure humaine, qui nous apprend à nous construire, à subir les mini chocs de la vie d’enfant puis ceux de l’adolescence, en étant entouré chaque année de nouvelles personnes qui nous apprennent comment appréhender les obstacles et les moments de joie que la vie nous réserve.

Voilà, entre le jour où on est entrés en maternelle et aujourd’hui, des années se sont écoulées et on a vécu de bons comme de mauvais moments. On a franchi des étapes et on a évolué pour qu’au final, on devienne presque les grandes personnes responsables et indépendantes qu’on a toujours voulu être. Et, pourtant, on a toujours l’impression de n’avoir rien vu du monde et que tout reste encore à découvrir. Alors, aujourd’hui, c’est officiel, on s’envole en espérant qu’un jour, on touchera le ciel.


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