Histoire d’une crêpe 1


Une crêpe. Quoi de plus simple ? Des oeufs, un peu de lait, de farine, un chouia de sucre et le tour est joué !

C’est ce que je me suis dit le week end dernier : une faim intenable, un dimanche pluvieux, un semblant de motivation à accomplir quelque chose dans la journée, c’était la bonne recette pour une crêpe parfaite ! Allez, on se motive, tu PEUX le faire !

Le problème c’est qu’étant aussi adroite qu’une fourchette tordue et aussi tête en l’air qu’une mouette sans ailes ni cerveau, faire une petite crêpe minuscule était un challenge de gladiateur.

Si vous avez le don de cramer la moindre chose que vous envisagez de consommer, vous me comprenez. Sinon, vous connaissez sûrement quelqu’un comme moi qui vient manger chez vous à la moindre occasion. Et si vous ne reconnaissez personne, vous savez maintenant que nous, gens inutiles voire nuisibles dans une cuisine, nous existons.

 Pourtant, ne pas savoir cuisiner quand on est une femme, c’est assez problématique. Ils ont beau dire que le féminisme est à son apogée et que l’émancipation de la femme est un phénomène établi, le fait est qu’on attend toujours de la femme qu’elle sache cuisiner. Pour être une bonne épouse. Une bonne mère. Une bonne hôte. Aussi parce que la confiance des gens se gagne par leur estomac.

C’est bien connu. Au premier rendez-vous, on emmène une femme dans son restaurant préféré pour lui montrer ce qu’elle devra cuisiner dans un éventuel futur foyer conjugal. Les meilleurs hôtes sont ceux qui vous remplissent la panse, c’est pour ça que les mères se transmettent les recettes de leurs succès comme des secrets datant de générations entières.

Au point où les hommes s’y mettent. Selon des statistiques Ipsos(*) sur les Français et la cuisine, il semblerait que les jeunes hommes ( 18 à 29 ans ) cuisinent presque autant que les femmes du même âge ( 82% contre 84% chez les femmes ). Personnellement, je crois que ces hommes sont juste ceux qui ont compris que la cuisine menait le monde.

A toute culture, une certaine gastronomie. A chaque pays, sa spécialité culinaire. A chaque foyer, sa recette fétiche. Et toi c’est quoi ton plat préféré ? Personnellement, c’est une crêpe. Aussi fine que de la dentelle, moelleuse et fondante en bouche. Chaude et sucrée de préférence. Encore faut-il savoir la faire. Et pour ça, bonne chance ! Ah, et je vous ai dit ? J’adore les crêperies ! 

 

Ecrire, c’est cuisiner avec des lettres.

L’énigme du retour (2009) – Dany Lafferrière

Vous l’avez cherchée partout ? Voilà, c’est cadeau !

http://www.marmiton.org/recettes/recette_pate-a-crepes-facile_86163.aspx

(*) http://www.ipsos.fr/ipsos-public-affairs/actualites/2011-09-21-francais-et-cuisine

( Petite pensée pour la déesse du wok en écrivant cet article )


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