#ChupsEnChine

Je suis en Chine, à Ningbo pendant 5 mois sur le campus chinois de l’Université de Nottingham. Pour lire mes premières impressions et mes prochaines aventures, c’est ici !


Université de Nottingham Ningbo Chine
Université de Nottingham Ningbo. 25/02/2018 – 13/03/2018

Voici enfin le récit de mes premiers instants. Posons le cadre, suivez-moi.

L’atterrissage

Il est 7h30 du matin à l’aéroport de Shanghai, encore minuit dans ma tête et ça ne fait que commencer. Mais à partir de là, tout est allé extrêmement vite. L’arrivée à Ningbo vers 15h, le check-in de l’appartement à 16h30, premier dîner à la cantine du campus, premier jour d’intégration le lendemain à 8h. Oui, ça pique, mais après 30 heures de non-sommeil, j’avais quand même bien dormi, malgré le décalage. Et ensuite, 24h plus tard, le début du semestre à l’université, et aujourd’hui, alors que je finis d’écrire ce billet, ça fait déjà plus de deux semaines. Comment vous dire que ce fut… Rapide.

 

L’appartement

Première découverte : l’appartement. Dès l’arrivée sur le campus, il a fallu attendre le check-in puis s’installer. Et le premier soir, ce fut toute une histoire.

Avant de partir, j’avais réservé une chambre dans une collocation dans un des trois buildings réservés au étudiants internationaux*. Je m’attendais à habiter avec des Français, ou alors des personnes arrivées en même temps que moi et que j’avais croisées à l’aéroport… Mais, à mon grand désespoir, non. Les placements étaient par nationalité, et non pas par Université d’origine. Evidemment, il n’y avait pas d’appartement avec d’autres malgaches dans le building. Et pire, la dame qui plaçait les gens dans les différentes chambres, ne savait pas tellement où me mettre puisqu’elle ne connaissait pas le pays.

Finalement, je me suis retrouvée dans un appartement avec trois indonésiennes. Mais ce soir-là, je n’étais pas encore au courant puisque, à mon arrivée dans l’appartement, outre le froid glacial du lieu, il n’y avait personne. Pas de chauffage, pas d’eau chaude (enfin si, mais évidemment personne ne t’a expliqué le système pour activer l’eau chaude), personne pour me guider, 100% d’humidité dans l’air, -2° dans la chambre, pas de chaussons aux pieds. Cette première nuit, c’était un peu Koh-Lanta.

Logements sur le campus

Logements sur le campus

Le campus

L’Université de Nottingham s’est fait un petit kiff : le campus de Ningbo est une réplique exacte du campus original de l’Université, situé à Nottingham, au Royaume-Uni. Plus occidental, tu ne peux pas. D’où ma surprise, puis ma déception, moi qui m’attendais au choc culturel…

Un campus, un peu une ville dans la ville. Tu habites, manges, dors, étudies, fais tes courses au même endroit. Aucune raison de sortir, si ce n’est aller faire la fête à Lao Waitan (c’est  »the place to be », un quartier emblématique de la nuit à Ningbo).

Lao Waitan, Ningbo

Lao Waitan, Ningbo

Immeubles impressionnants de modernité et de confort, j’étais presque déçue. 4 cantines avec des centaines de type de nourriture, plusieurs terrains et salles de sport, une bibliothèque sur 3 étages… Bref, tout le confort du monde pour les étudiants chinois et internationaux qui peuvent se permettre de payer l’Université et d’habiter là.

Université de Nottingham Ningbo Chine

Trent Building, Université de Nottingham Ningbo Chine

Ningbo

Ningbo est la ville la plus propre et presque la plus développée que j’aie vue. Ce n’est pas exactement ce à quoi je m’attendais et j’ai hâte de voyager un peu plus pour voir les contrastes de ce pays. L’extrême modernité des habitudes des Chinois ici me passionne : paiements mobiles partout, des applications pour tous les services possibles et imaginables, un goût certain pour la mode et des produits et équipements qui n’ont rien à envier aux marques occidentales… Bref, Ningbo demande à elle seule un autre billet, mais je n’ai pas tellement les mots pour décrire à quel point j’avais tort dans l’image que je me faisais de ce pays. Je vous tiendrai au courant, vous verrez avec moi.

Wanda Plazza, de nuit.

Wanda Plazza, de nuit.


*3 buildings sur 22 je crois, sont réservés aux internationaux. Les conditions de vie des locaux ne sont pas les mêmes que celles des étudiants internationaux ici. Le prix non plus.
J’essaie de creuser un peu le sujet, mais diplomatiquement. Je vous tiens au courant. De toute façon, je vous ferai un billet sur le fonctionnement et l’histoire de cette Université en Chine, vous comprendrez mieux.

Contrôles à l'arrivée à l'aéroport de Shanghaï Hongqiao
Université de Nottingham Ningbo Chine, 03/03/2018 – Fin de semaine 1

Déjà plus d’une semaine que j’ai atterri en Chine. J’ai attendu que tout ça se décante un peu dans ma tête pour commencer à vous raconter mes premières aventures chinoises.

24/02/2018. L’arrivée à l’aéroport de Shanghai.

Après 11 longues heures de vol, ma peur s’était transformée en impatience. J’étais montée dans l’avion à reculons, et à deux heures de l’arrivée, alors qu’on venait de me servir du riz frit  »au petit déjeuner », je commençais à réaliser dans quoi je m’étais embarquée. Aucun moyen de dormir, 7 heures de décalage horaire, la peur au ventre, la fatigue dans les yeux et une hâte monstre d’arriver.

 

Anecdote (pas si) marrante : à l’arrivée, dès la descente de l’avion, après avoir marché dans plusieurs couloirs, on arrive à l’entrée de la salle où se déroulent les vérifications de sécurité pour l’entrée dans le territoire. Dès l’entrée, une sorte de mini stand avec deux personnes dedans, un homme et une femme avec des masques sanitaires. Tout le monde semble passer devant sans souci et se dirige tranquillement vers les guichets pour les contrôles. Tout le monde sauf… Arva, évidemment. Au moment où je passe devant leur petite table, la dame m’interpelle, me demande mon passeport, me l’arrache presque des mains et l’homme, sans rien me dire évidemment, me prend la mâchoire et met un thermomètre dans ma bouche. Tout ça, en trente secondes. Un peu paralysée par ce qui était en train de se passer et le contact physique brutal et inattendu, j’ai machinalement obéi à la dame qui me demandait de signer la photocopie qu’elle venait de faire de mon passeport, et je suis partie après un geste de la main de l’homme au thermomètre.
Je me demande encore si ce thermomètre était stérilisé. Pourquoi moi et pas les autres ? On ne saura jamais. Bienvenue en Chine !


A venir : La première semaine à l’université, 5 choses à faire à Ningbo, VPN, WeChat, le thé, le taï-chi, les feux d’artifice, Shanghaï… En gros, ça ne fait que commencer !

Aéroport Paris Charles de Gaulle, 23/02/2018 – Départ Jour J

À la fois un peu d’appréhension et beaucoup de hâte de découvrir un nouveau pays et s’y mêler.

11h35 de vol. J’ai prévu de la lecture, puisque les films seront en chinois…

Il sera 7h heure locale et minuit dans ma tête. Hâte de tout, sauf du jet lag.

J’écris de l’aéroport et dans ma tête, le bazar : les cours, le VPN, les Chinois, l’Université, le logement et puis, m’intégrer (mot-clé de ma vie entière), m’adapter, réussir à m’amuser.

Départ pour la Chine !

Une mission : découvrir !


Un biscuit porte-bonheur, comme un présage, à trois jours du départ.

Vous découvrirez en vous quelque chose de merveilleux.

Un biscuit chinois


Je pars àNingbo.
Bordeaux, 14/02/2018 – Départ J-10

Je n’aime pas les départs.

J-10. Je n’aime pas les départs. Je déteste dire « au revoir ». Et pourtant, ça fait déjà pas mal d' »au revoir » passés. On fait ça étape par étape. Les uns après les autres. Au revoir, on se revoit vite, à très vite, amuse toi, tu vas t’éclater, tu nous écriras ? C’est rien, cinq mois. C’est rien du tout. Et pourtant, j’ai l’impression que je quitte tout le monde pour toujours.

Je déteste avoir à dire « au revoir ». C’est triste les départs. Ce sont des gens que tu vois tous les jours que tu ne vois plus. Et ces gens que tu aimes, que tu quittes pour en voir d’autres que tu ne connais pas encore. Et vous me connaissez, moi et les gens, c’est une longue histoire.

Je déteste les « au revoir », et pourtant, cette fois, au revoir rime avec aventures à venir et un pays magnifique à découvrir. Ne pas se plaindre. Cueillir le jour, vivre l’instant, tout ça, et espérer que tout ira bien. Et puis t’inquiète pas, ça passe vite, cinq mois, ça passe très vite. 

Et puis c’est les montagnes russes dans ma tête. Un coup, je trépigne d’impatience, monter dans un avion, partir loin, très loin d’ici… Et ça tombe bien, ça arrive ! Vite, faire ma valise, vite tout prévoir, tout écrire, tout préparer… Et puis, deux heures plus tard, le drame. Pourquoi se faire tant de mal ? Pourquoi la Chine ? Et puis, t’en as pas assez eu des chocs culturels ?  

Et puis je crois, que là tout de suite, alors que je ne suis même pas encore partie, ce que je préfère dans les départs, ce sont les retrouvailles.


Eh d’ailleurs, c’est la Saint-Valentin ! <3
Sur ce blog, il y a des histoires qui finissent mal. Et d’autres qui finissent bien aussi. Vous choisissez, c’est cadeau.