Parce qu’on n’est pas fait à la chaîne 3


J’ai l’impression qu’on a de plus en plus de mal à se sentir bien dans sa peau. Bien dans ses baskets (des Stan Smith, s’il-vous-plaît). Bien dans sa tête.

Je crois qu’on devrait ralentir

Faire toujours plus. Aller plus vite, être heureux plus longtemps, donner le meilleur de soi-même. Ne jamais pouvoir être fier de soi parce que quand c’est bien ça peut être mieux. Je crois que quand on a toujours été élevé dans l’optique d’être excellent, on en oublie parfois qu’on est avant tout humain. On oublie aujourd’hui trop souvent que le droit à l’erreur existe et que le devoir de pardonner, aux autres, mais surtout à soi-même, est primordial.

Se comparer et être comparé aux autres en permanence alors que rien ne justifie la comparaison : là est le problème des jeunes de la génération Facebook… Pourtant, chaque parcours est différent, non ?

Je crois qu’on a oublié de se faire confiance

On a oublié que plaire à tout le monde, ressembler a tout le monde n’a jamais été la solution. L’enfer c’est les autres quand ton bonheur dépend de leur consentement. Un tweet, une photo, un statut… Et on attend qu’on nous dise qu’on est bien, comme si les autres déterminaient comment tu devrais te sentir. La course aux likes, aux fans et à d’autres followers bat son plein… Les likes de ces gens, leurs réactions, approbation ou surtout leur indifférence fait la différence sur l’image que tu te fais de toi. Leur approbation, eux qui ne te connaissent pas, ces amis imaginaires qui ne peuvent pas comprendre la complexité de l’équation qui te tient en vie.

L’ère du partage est toxique parce que ta vie est publique. Tu deviens accessible. Et tout te touche, un avis, un mensonge, une carrière qui décolle qui n’est pas la tienne… On scrute, on espionne, on regarde, parce que c’est la nature humaine te dira l’autre. Sauf qu’avant, la nature humaine n’avait pas Facebook. Ni Instagram, ni tous ces réseaux qui font circuler l’information plus vite que la parole et qui font de toi un simple profil, sur une plateforme, sur internet.

Je crois qu’on a oublié une chose : nous sommes tous différents

On a les mêmes critères pour juger tout le monde, et on est fabriqués comme les voitures noires de Ford à l’époque. A la chaîne. Tout le monde collectionne les objets cool qui sont sur Instagram, tout le monde a cette déco blanche d’inspiration nordique qui sera déjà passée de mode dans six mois. Tout ce qui peut se vendre, se vend : culture, confiture, influence et dignité. On achète ces mêmes marques qui savent exactement où faire de la pub pour nous influencer. On a oublié d’exister parce qu’on se laisse aller, on se laisse guider par d’autres, et nous, fainéants que nous sommes, on se laisse faire.
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Jeune malgache de 21 ans, je suis d'origine indienne et je vis depuis quatre ans en France où je poursuis des études dans une école de commerce. Ma diversité est ma plus grande fierté. La langue française est une passion que je nourris d'écriture et de littérature. Ainsi, Chups raconte ce qu'elle a envie de dire, à vous de juger si vous désirez l'écouter.

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3 commentaires sur “Parce qu’on n’est pas fait à la chaîne